Y Le Dernier Homme

Comment me suis je retrouvé à lire Y Le Dernier Homme, un comics publié au début des années 2000 ? En fait, au sortir de quelques cycles de comics sur les super-héros, qui m’avaient déçus malgré de très bons retours, je me suis demandé s’il existait des comics sans super-héros. Des bandes dessinées qui gardaient la qualité de dessin que l’on pouvait trouver dans ce format, et qui proposaient des histoires sortant du carcan métaphorique que propose souvent les histoires de super-héros (« oui c’est un combat de 12 tomes, mais à un moment c’est une métaphore sur le racisme quand même! »).

Et c’est finalement en écoutant un podcast de l’Agence Tout Geek que j’ai entendu parler de Y Le Dernier Homme.

Porté par les dessin de Pia Guerra, qui propose une vision très « comics des 90’s », l’histoire nous propose de suivre Yorrick, qui soudainement passe de quidam anodin à dernier homme de l’humanité. Un événement a en effet déclenché la fin de tous les chromosomes Y sur Terre, anéantissant les mâles de toutes les espèces se trémoussant sur notre belle planète. Sauf Yorrick et son signe Esperluette, qui semblent plutôt bien tenir le coup. Un postulat radical ! L’histoire -finie et révolue en 10 tomes- nous raconte ainsi le parcours de Yorrick et son escorte féminine, pour le cacher et lui faire rejoindre un site médical pour l’étudier, résoudre le mystère de sa survie et sauver le monde.

Premier constat : la thématique qui peut -avec de l’imagination mal placée- paraître un peu graveleuse, est finalement très soft. Yorrick est une sorte de chandler Bing, qui préfère se morfondre dans l’humour et parcourir la planète en répétant à toutes qu’il est fiancé.

Deuxième constat : A l’heure de la furie Walking Dead interminable, on trouve dans cette saga des ingrédients semblables. Un événement dramatique mettant en péril l’humanité et son futur, qui amène surtout l’homme à se mettre sur la gueule et à trahir ses semblables.

Troisième constat : Si les premiers épisodes sont très entraînants, j’ai finalement été douché par un scénario qui piétine à partir du milieu de l’aventure, et des personnages secondaires trop nombreux, pas toujours bien écrits, et aux motivations souvent obscures. « Je suis avec toi ! Non je suis un traître ! Non mais en fait c’est bon je suis cool. Oh et puis je ne sais plus ». Du remplissage qui amène -malgré mon obstination- à un final qui explique peu et n’apporte pas de réponses très claires sur cette épidémie. Une petit déception.

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