Terminator Genesys

Que de critiques désinvoltes sur Terminator Renaissance, l’épisode de 2009, depuis plusieurs mois, de la part du crew et de M. Arnold. Le seul épisode dans lequel notre T800 n’a pas joué en chair et en sang se faisait véritablement dézinguer. Pas de pitié pour un opus qui avait déjà bien morflé à sa sortie. Désormais, c’était de l’histoire ancienne. Arnold était revenu aux commandes, prêt à remettre le train sur les bons rails, quitte à le soulever lui même avec son pouce. Bref, la confiance du travail bien fait semblait au beau fixe à l’heure de présenter ce nouvel épisode.

Finalement, difficile de les comparer. En faisant une croix sur Arnold Schwarzenegger, l’ancien film en avait profité pour quitter les sentiers bien battus de la saga : dehors les retours dans le temps, les ballades dans la ville avec un gamin ou un jeune femme à trimballer. Out les fusillades entre robots représentés par des acteurs à la démarche chaloupée et un peu crispée. Non, nous étions transposés dans le futur pour une guerre post-apo où les robots étaient en nombre et ne cherchaient plus à se camoufler dans la population humaine.

Terminator Genesys, car c’est de lui que j’essaie de parler laborieusement, finalement, ne joue pas sur la même court. On revient ici en milieu urbain, dans les années 80, à l’instar de Terminator 1. Et pour se démarquer de ses aieuls, le film va tenter de jouer avec votre matière grise. On y parlera de réalité alternative, de retour dans le passé qui influe sur le futur, de personnes au courant du retour dans le passé alors qu’elles ne devraient pas l’être, mais une autre personne est revenue un peu avant dans le passé pour lui dire « fais gaffe il arrive, argl je suis en retard sur celui qui est encore en avance sur moi ».

Et finalement, nous y voila. Une histoire abracadabrante, où la menace n’est plus clairement definie. Le jeu du chat et de la souris si bien mise en scène dans Terminator 2 disparait ici sous une inconsistance soporifique. Ajoutez y de la castagne en 3D dégeulasse, et beaucoup trop de discussions. Les robots en CGI ne font qu’illusion, et la relation entre Sarah Connor et son « papy » de Schwarzy est mal filmée. On est bien loin d’Edward Furlong et de son garde du corps dans Terminator 2. Jai Courtney incarne le jeune Kyle Reese, et encore une fois son jeu est déplorable. Arrêtez d’embaucher ce mec ! Quant à Jason Clarke, il est sûrement meilleur acteur, mais l’évolution de son personnage manque… de crédibilité. Serieux, les mecs ?! Vous étiez tellement en manque d’idées ?

Un épisode qui se tire la bourre avec T3 pour ce qui est du pire de la saga.

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