Midnight in Paris

La bande Annonce cache bien son jeu et ne dévoile absolument pas ce qui prévaut dans ce film.
Je m’attendais donc à m’ennuyer, à voir un Owen Wilson en mal d’amour et en manque d’attention déambuler laconique dans les rues de Paris, la nuit, à réfléchir sur lui ou à rencontrer des gens, qui lui inculquent des bribes de vie et d’émotion à partir de rien alors que lui a tout, ou je ne sais quelle idiotie poétique.
Finalement, rien de tout ça. Midnight in Paris est un film terre à terre, porté par une idée complètement folle, du genre que l’on a lorsque l’on veut faire son premier film, mais que l’on réfute finalement ne sachant pas jusqu’à où l’assumer, comment l’expliquer, comment la rendre crédible.

L’idée la voila : Tous les soirs, à 22h, Owen Wilson se rend prêt du Panthéon, au pied de l’eglise Ste Marie. Là, alors que les cloches sonnent, arrive une calèche. Et c’est parti : voila que le passager l’interpelle, le fait monter, et qu’il se fait accompagner jusqu’à un lieu à chaque fois différent. Sauf que l’époque aussi est différente ! Et Owen Wilson se retrouve complètement halluciné, à passer la soirée avec Hemingway le dragueur, Picasso le gueulard, et d’autres personnages emblématiques.
Bref, la journée, on s’ennuie, à voir Owen Wilson castré par sa future femme et ses beaux parents idiots. La nuit, on s’amuse, à rigoler avec des personnes hauts en couleur, dans un Paris d’époque que l’on visite au fil des fêtes foraines et autres soirées mondaines.
Tout cela n’est pas très réaliste, mais permet un joli moment de cinéma.

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