Metal Gear Solid V : Ground Zeroes

Les premiers instants dans Ground Zeroes sont fantastiques. L’introduction avec le moteur du jeu, proche de grandes scènes de cinéma, la découverte du camp et cette très forte immersion grâce aux lunettes -pour « tagger » les ennemis et se renseigner sur l’environnement- et au fameux « Idroid » qui permet de consulter en temps réel la map en hologramme. Vraiment, la première heure de jeu est excellente. Elle se termine clairement en apothéose avec la vidéo de fin, complément « ohmagad ». MGS5 : Ground zeroes pose clairement ses ambitions : révolutionner dans tous les compartiments. La réalisation, avec le nouveau fox engine, est très bonne (et le moteur promet, il semble encore en avoir sous le coude), la base à visiter propose pas mal d’interactivités et de bonnes surprises (véhicules jouables, différents gadgets et armes trouvables, disponibles de nuit et de jour).
Alors oui, en revanche, le jeu se finit en 1h. Je ne pensais pas être chagriné, et m’appretais à jouer les missions secondaires (qui nous font revenir dans la base pour d’autres pretextes) pour suriner un peu plus le gameplay et évoluer de plus en plus librement à l’interieur de cette grande base. Ce que j’ai fait d’ailleurs. Mais Kojima et ses acolytes ont fait une petite erreur : ils ne se sont pas contentés du gameplay. Non clairement l’enrobage autour de la missions principale, à savoir les vidéos, les communications avec notre base, et surtout l’histoire contée ne fait qu’accroître le sentiment d’urgence et d’importance de nos faits et gestes. Le soufflet est énorme, et lorsqu’arrive le générique de fin, il ne retombe que de plus haut. J’ai donc forcément été frustré par ce « prologue ». Et l’aurait sûrement été encore plus si j’avais déboursé 30 euros, prix du jeu lorsque Ground Zeroes est sorti. Entre 30 euros pour ce jeu, qui propose une heure de jeu d’une qualité rare, mais juste une heure, et 60 €, mais surtout 45, voir 40 euros pour certains titres plus complets comme Starcraft 2 ou Diablo 3 à leurs sorties, qui occupent avec virtuosité des dizaines et des dizaines d’heures encore aujourd’hui… Il faut juste bien savoir ce que l’on achète. Et c’est finalement tout aussi dommage, à l’heure où Phantom Pain sort, d’avoir découvert le moteur graphique et le gameplay racé de ce MGS5 dans un prologue. J’aurais peut être tout aussi préféré me prendre une claque sur la première heure de MGS 5 : Phantom Pain, et poursuivre mon aventure plus en avant avec délectation. A 60 Euros plein pot.
Un peu frustré donc, mais je n’ai pas payé 30 euros. Et du coup, je n’aurais qu’une chose à retenir : Ground Zeroes m’a plu, énormément, et je n’ai jamais autant savouré les vidéos de MGS, enfin accessibles, dynamiques, et plus premier degré. Des enjeux presque clairs, des retournements de situation, et une réalisation léchée. Quant à la visite de cette base, malgré de multiples erreurs très irritantes dans ce prologue (l’arme qui se bloque contre les palissades, les tentes qu’on ne peut pas découper, des raccourcis clavier pas indiqués, la gestion des spots et des champs de vision pas toujours très claires), j’ai adoré quelques idées très « next-gen » comme la gestion d’outils high tech, pouvoir entendre les conversations à distance, pouvoir scanner les ennemis, pouvoir zoomer et étudier toute la base, etc. Difficile après cette expérience, de ne pas avoir une forte confiance en ce prochain Phantom Pain.

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