Les Marches du Pouvoir

A l’instar d’Argo de Ben Affleck, le 4e film de Georges Clooney réussit également par l’expérience, l’assagissement et le recentrage de son réalisateur. Clooney a enfin comprit que la fougue des premières réalisations et le foisonnement d’idées qui en résultait, ne vaut pas la clarté d’un récit simple, sublimé par la puissance d’une mise en scène travaillée.

Un film sur la politique si l’on veut, du moins de la politique simplifiée (deux camps, des coups de bluff, des impasses, des coups bas), mais surtout un film qui se regarde d’une traite, qui se suit comme un thriller, et où les personnages sont admirablement campés. Georges Clooney a mit moins d’ambition “culturelle” personnelle dans ce film ; on ressent moins l’envie de faire passer un message ou le désir ardent de se faire porte parole d’une époque. C’était le cas avec Good Night & Good Luck, et voila que l’on se retrouvait perdu dans ce film qui misait beaucoup sur l’ambiance et les non-dits. Clooney avait à l’époque oublié de poser les fondations de son histoire en oubliant que beaucoup de non-américains ne portaient pas dans leurs gênes les anecdotes de la télé des années 70 US.

S’il doit beaucoup à son casting impeccable, où chaque dialogue est apprécié par la prestation mais aussi les gueules des acteurs, les Marches du Pouvoir propose une très bonne vulgarisation du monde politique. De quoi passer 1h40 très divertissante.

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