Le Stratège

Tout d’abord, le plus important : LE STRATÈGE EST UN SUPER FILM.
* Déjà parce que j’ai une faiblesse pour ces histoires sportives, où un homme aux méthodes différentes réussit dans la douleur, et après des années d’abnégation non reconnue, à redorer son blason et fait mordre leurs chapeaux à ses détracteurs.

* Ensuite parce que dans ce genre d’histoires, finalement dès le début on connait un petit peu la fin. Et malgré ça Le Stratège arrive à nous immerger dans son univers.

* Aussi parce que même si je ne connais pas grand chose au Baseball, le film ne met pas particulièrement de barrières à l’entrée. Oui il y aura des petits passages techniques, des noms de grandes stars révolues, des souvenirs de séries de victoires mythiques de 1917. Mais ce schéma aurait été le même pour le Baseball comme pour le Tennis.

* Aussi parce que le héros a forcément une vie de famille à coté, avec les sempiternels problèmes du mari divorcé qui voit peu sa fille. Encore un cliché… Oui mais ces scènes sont discrètes, bien faîtes, et ne servent pas à faire chialer la ménagère. Non, elles adoucissent l’histoire, rien de plus.

* Parce que la bande son est discrète, mais tip top. Même quand elle passe sur des images de statistiques incompréhensibles, ça donne du cachet à l’ensemble.
* Parce que Brad Pitt mène bien le film. A certains moments, il exagère un peu. Dommage qu’il n’arrive pas à se mettre complètement au service de l’histoire, plus en retenue. Mais il faut avouer que sans lui en tête d’affiche, le film aurait moins de gueule.

* Parce que Jonah Hill fait un bon acolyte, dépassé et timide, mais qui s’affirme au fil du film.

* Parce que c’est parfois drôle, parfois un peu triste, mais surtout parce que l’on voit les entrailles d’une saison de Baseball, les médias qui critiquent, le mec superstitieux qui n’ose pas aller au stade voir les matchs et préfère les regarder de chez lui.

* Parce que c’est drôle de voir une équipe se monter avec des joueurs que personne veut, voir les négociations au téléphone entre recruteurs qui se raccrochent au nez, parce que c’est un milieu plein de vieux bedonnants qui jouent aux petits chevaux en misant sur des noms, et qui se font rabattre le caquet par un mec qui gagne grâce au collectif.

Bref, j’avais adoré Damned United en bouquin. Ce film m’a conforté dans l’intérêt de ce genre d’histoires sportives racontées à travers d’autres médias.

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