Epic Mickey : le retour des Heros

Epic Mickey n’est pas un jeu de plate-formes. Ce n’est pas un Mario 64-like. Les scénettes en 2D proposent une maniabilité moyenne, tout comme la précision des 2 héros avec leurs armes respectives. La notion de « vie » est handicapante dès le moment où descendre une montagne de 4 mètres nous fait mourir. Nous voila donc face a une simulation de Mickey, qui doit se faire des bandages et éviter de se tordre la cheville.

C’est d’autant plus bizarre que Epic Mickey veut tout de même nous faire croire qu’il est un jeu de plate forme, en proposant par exemple les archétypes classiques des ennemis et des techniques pour les tuer : « sauter sur sa tête pour l’assommer puis le peinturlurer avec le pinceau magique ». Cette technique à appliquer régulièrement (et sur laquelle on se raccroche vite une fois rencontrée car on l’a déjà appliqué des centaines de fois dans d’autres titres similaires) se heurtera donc à :
– je ne vois pas où je saute
– j’ai du mal après à viser l’ennemi avec mon pinceau
– l’ennemi me tue en 1 coup

Epic Mickey est donc fondamentalement un jeu à énigmes, une sorte de Trine dans l’univers de Disney. Il y a un peu de plate formes et d’ennemis, mais le coeur du jeu, son intelligence, se trouve dans les mécanismes à activer. J’en suis arrivé à cette conclusion. A ce niveau, il est même plutôt à jour, en intégrant un moteur physique pour la gestion des boules par exemple. Bon certes il est souvent à l’ouest ce moteur physique, avec des scènes épiques pour faire passer une boule d’un point A à un point B. Mon dieu certaines réactions sont illogiques, le perso se retrouvant collé à la boule, puis n’arrivant plus à la prendre, la boule étant soudainement propulsée plusieurs mètres en arrière… Dans le même ordre des fausses bonnes idées techniques, prouvant l’ambition des développeurs, mais aussi leur manque de réalisme, le titre nous propose une IA pour Oswald. Cette dernière est rapidement trop faiblarde pour répondre à nos attentes, nous obligeant soit à diriger le joueur 2 à certains moments, soit à quémander de l’aide à sa moitié. Encore un obstacle au bon déroulement des opérations… Epic Mickey est définitivement un jeu où il est difficile de faire ce que l’on veut faire.

Epic Mickey est néanmoins un jeu qui propose un vrai travail artistique. Pas seulement parce que Warren Spector et ses équipes ont exploité bêtement l’univers de Mickey. Mais chaque plan est gorgé de détails, d’ambiance, de jeux de lumière. Parce que Mickey se balade régulièrement dans des niveaux sombres aux relans Steampunk. Parce que si tout y est fondamentalement beau,les développeurs ont du prendre quelques risques en matière de direction artistique qui font que l’on peut être surpris et émerveillés en jouant à un jeu Mickey. Même la bande son est superbe. Les musiques, bruitages, dialogues sont bons, même en VF. Enfin, la voix off guidant le personnage intervient régulièrement nous guider, quel dommage que je m’ennuie tant dans les scènes où il faut… jouer.

En effet, je trouve l’aventure lente et laborieuse. On peut passer 20 minutes dans une salle à faire monter une balle récalcitrante sur un élévateur. On peut chercher pendant 10 minutes quelle zone a encore été oubliée sous les coups de notre pinceau magique, ce qui nous bloque complètement. On peut s’évertuer à court-circuiter tous les interrupteurs avec Oswald pour QUAND MÊME être bloqué par un interrupteur oublié à un moment.

Casse Couille

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