Des Milliards de Tapis de Cheveux

Après quelques déconvenues concernant des recommandations de podcasts, je me suis lancé dans quelques ouvrages de SF recommandés par Posti dans le podcast l’Agence Tout Geek. Et après l’ouvrage « l’univers en folie », qui ne m’avait pas complètement emballé, j’entrais donc à tâtons dans la lecture de « Des milliards de tapis de cheveux ».Un premier ouvrage d’un auteur allemand, Andreas Eschbach, qui -dixit la 4e de couverture- s’est immédiatement imposé au monde comme un chef d’oeuvre d’originalité et de poésie. Une constatation immédiatement confirmé par le pitch de l’ouvrage : Dans tous les villages qui recouvrent la planète que nous visitons, partout, et depuis des temps immémoriaux, les hommes, tisseurs de père en fils, fabriquent des tapis de cheveux destinés à orner le palais des étoiles de l’empereur. Le travail d’une vie, transmis de génération en génération.
En partant de ce pitch étrange et soulevant de très nombreuses questions (gné hein ? quoi ? pourquoi ?), à commencer par la destinée de ces tapis, le livre nous propose 17 chapitres. 17 nouvelles s’attardant à des moments de vie anecdotiques, autant qu’à des événements ayant modifié la destinée de la galaxie. Autant d’histoires qui élargiront petit à petit le prisme et l’ampleur du phénomène des tapis sur cette planète, dans cette galaxie, et au sein de l’empire presque infini. Une succession de chapitres indépendants, au prime abord désarçonnante tant le désir de continuer à suivre les héros présentés est fort, et tant les premières pages de l’histoire suivante semblent parfois obscures. La faute au changement d’échelle parfois déstabilisant entre l’histoire d’un flûtiste passionné, et la création d’un mouvement rebelle qui voudra s’attaquer à l’empereur. Contrairement à d’autres ouvrages de SF composés de nouvelles, comme les recueils sur les Robots d’Asimov, les 17 présentées ici présentent 17 points de vue d’un univers global et cohérent. Les dernières répondront même aux questions que l’on se pose depuis si longtemps, parachevant une oeuvre que l’on voudrait plus développée, mais qui sait finalement se contenter de nous éblouir, répondre à nos attentes, et nous laisser les clés pour prolonger le monde dépeint ici. A l’instar d’Alain Damasio qui aime à se décrire ainsi, Eschbach est u formidable créateur d’univers.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.