All is Lost

Un exercice de style impressionnant de jusqu’au-boutisme. L’aventure d’un navigateur en solitaire qui tente de poursuivre son périple malgré les couacs qui sont surement le quotidien de ces hommes là. Redford incarne ce personnage avec un mutisme et une espèce de flegme devant la caméra, évitant sans cesse d’en faire trop, ce qui donne au film un aspect documentaire/réaliste qui nous marque une fois le film fini. Une justesse bienvenue qui permet au film de tenir sur une durée si longue. La 2e victoire de ce film est sûrement son scénario. Malgré le parcours parsemé d’embûches, jamais le film ne devient trop « journée de merde ». On évite ici les écueils de Gravity par exemple, où les problèmes paraissent trop gros par rapport à la fragilité de l’héroïne. Ici, Redford semble toujours assez expérimenté et réfléchi pour colmater la fuite, abandonner son mat et autres joyeusetés qui me ferait pleurer ma race. Une expérience longue, sans un mot (et on l’attend ce mot, et il ne vient pas), mais finalement assez parfaite dans ce qu’elle essaie de raconter.

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